Michel Rabagliati réalise avec « Paul a un travail d’été » une oeuvre simple et sans prétention qui se laisse très bien lire. La description des personnages, leur mise en situation correspondent avec précision à une tranche de vie d’anonymes québécois.
La vie qui y est décrite reprend, par exemples, ce mélange surprennant [1] d’anglais et de français , ces expressions que l’on entend quotidiennement dans toutes les régions du Québec. Les situations sont ordinaires et nous plaisent par leur exactitude.
Le scénario est simple, sans extravagances, sans surprises. Il n’est cependant pas ennuyeux. Les 150 pages de cette bande dessinée se lisent très facilement. Ce n’est ni trop long, ni trop court pour y décrire l’été de Paul. Le dessin, quant à lui est un dessin noir&blanc. Simple, c’est de la ligne claire que l’on retrouve dans les quotidiens . Sans prétention aucune, il dépeint des personnages attachants et facilement différenciables.
Malgré la difficulté que certains trouveront à lire une bande dessinée ayant des expressions locales, je vous la recommande car elle donne une bonne idée de la vie d’un étudiant québecois exécutant un travail d’été.
[1] Les français sont souvent surpris par l’emploi de termes anglais dans les phrases employés par les québécois car les anglicismes emmployés sont différents de ceux employés par eux-mêmes
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