Dieter et Sorel n’ont plus besoin d’être présentés tant leur réputation les devance. Dieter, un capitaine du scénario, navigue sur la diversité (Névé [1], Julien Boisvert [2], Alban [3]) sans jamais se noyer. Sorel, un charpentier des pinceaux comme il en existe peu, qui plonge le lecteur dans les profondeurs de ses tourments.
Le scénario est très bien monté, mêlant voie off et flash back sans perdre le lecteur dans les méandres des secrets. Le découpage est efficace et les deux tomes sont bien rythmés : ni trop long, ni trop court. Le récit se met en place avec la présentation des personnages et se développe avec les aveux d’Éléonore qui laisse le lecteur dans un lourd suspense à la fin du premier volume.
Sorel nous avait habitué à des couleurs très sombres mais semble plus nuancé avec cette série : on voit apparaître le bleu du ciel et le vert de la mer. Ces teintes plus lumineuses apportent quelques rayons de soleil à cette histoire dramatique et surnaturelle. Certaines planches sont grandioses (pages 20 et 21 du tome 1, page 82 du tome 2) et les dessins sont vraiment bien finis.
On regrettera cependant les anomalies sur les textes : quelques caractères ne sont pas lisibles et j’ai noté deux phrases incorrectes. Heureusement ces erreurs n’entament pas du tout la compréhension du récit.
Si les histoires de marins et leur mythologie vous font frissonner, procurez-vous vite ces deux albums qui vous combleront de sueurs froides.
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