
Bruno Hauzarée (BBH) : Quelles recherches, quelles études avez-vous fait sur Rome pour la réalisation de Murena ?
Philippe Delaby (Ph.D.) : J’avais quelques bouquins mais pas de quoi tenir la route donc j’ai dû me documenter tant au niveau des écrits que des documents photos. Maintenant je commence à avoir une bonne documentation assez solide bien qu’on n’en ait jamais assez. En fait on cherche toujours le petit bouquin, le petit magazine qui peut révéler les petits détails que l’on ne connaît pas. On reste toujours à l’affût. C’était très important d’être bien documenté, parce que la réalisation d’une bande dessinée de ce type, quelle soit dans l’antiquité ou autre, une BD qui traite de l’Histoire, nécessite une grande documentation. Lorsque l’on travaille sans, c’est un peu travailler sans filet. Dans ce cas, on ne se sent pas l’aise parce que l’on se dit, bin oui mais là ? Les sandales, j’ai rien sur les sandales ! Ah oui ; mais là comment c’était les sandales ? Ainsi j’ai des documents sur les sandales, sur les coiffures. À savoir que les perruques existaient déjà à cette époque, donc y’a des tas de trucs, des vêtements, des expressions, des ... euh ... J’ai à peu près tout sur la vie romaine, sur les moeurs, des témoignages de Sénèque, de Suétone ...
BBH : Sénèque a dû vraiment vous aidez, ses nombreux écrits commentent avec détails la vie de Néron ?
Ph.D. : Oui, tout à fait. C’était lui le plus proche. Sinon, dernièrement j’ai presque terminé un roman, "Ce soir on soupe chez Pétrone [1]" qui traite de la vie de Néron par le biais de Pétrone. Vous l’avez lu ?
BBH : Non, moi j’ai plus étudié Néron dans mes cours de Latin.
Ph.D. : Ah oui [Rires]. Euh. Il dépeint toute la société romaine à l’époque de Néron. Il explique comment il donne des fêtes, comment lui et Néron organisaient les fêtes et c’est vraiment, euh, [Levant les yeux au plafond] ...
BBH : Les fêtes organisées par les citoyens étaient très proches de la débauche.
Ph.D. : Ah oui, on peut le dire carrément. C’était la folie totale ! C’est assez affolant ! Mais bon, il explique également toutes les fêtes romaines, tous les rites religieux, les contacts avec les autres contrées. Ainsi, avec un maximum de données, on peut mieux imager, mieux se représenter comment était ce monde. On est plus sécurisé, on travaille bien entouré, on est bien guidé. On peut alors faire travailler son imagination afin de créer certains personnages parce qu’il y a plein de personnages qu’il faut créer. Y’a des personnages inconnus, par exemple le personnage de Murena qui n’a jamais existé. Il permet de traiter de Néron par le biais d’un témoin extérieur. Cela permet une autre vision de Néron. On peut aussi démonter toutes les idées reçues que l’on a sur Néron : incendiaire de Rome par exemple. Ce sujet n’est pas élucidé d’ailleurs. Y’avait t-il quelqu’un ? C’est lui ? C’est autre chose ?
BBH : Cette période était propice aux débordements.
Ph.D. : On avait envie de montrer un Néron plus humain, plus proche du peuple, ce qu’il était en fait au départ. Il était tout à fait normal, quoique qu’est ce que la normalité, c’est vrai [Rires]. Mais bon c’est vrai qu’avec une mère telle qu’Agrippine, je pense que c’était difficile de rester longtemps équilibré. Franchement, même quelqu’un d’assez tonique, à un moment donné, doit être perturbé avec une mère comme ça.
BBH : Dans Murena, Néron commande de nouveau la mort d’Agrippine qui aurait échappée à la nage. Pourquoi un tel choix ?
Ph.D. : Comment je peux dire ... euh ... techniquement c’est assez flou. Jean Dufaux s’est permis quelques petites incartades quand il y a des flous dans l’Histoire. C’est intéressant de pouvoir supposer telle ou telle chose lorsque l’Histoire n’est pas très précise. Ainsi, nous avons supposé qu’Agrippine la jeune est pue s’enfuir à la nage. J’imagine à ce moment là que le bateau n’était pas trop loin parce que je ne pense pas qu’elle était une championne olympique. Mais bon, c’est une liberté que Jean a prise. Il y a plein de zones d’ombres dans l’histoire et il est donc possible d’interpréter. Par contre, si les faits sont très précis, très décrits, il faut respecter l’Histoire !
BBH : Avez vous vu "Quo Vadis" [2], qui traite de Néron et de sa folie ? Les spectateurs observent Néron d’un oeil extérieur, un peu comme le personnage Murena.
Ph.D. : Je l’ai probablement vu mais je ne m’en souviens plus. Par contre, ce que j’ai vu et qui est une excellente série britannique, "I Claudius [3]". Cette série traite essentiellement de Claude. Les anglais sont très très fort au niveau de la reconstitution historique (de l’antiquité et du moyen âge). Ce film aborde des sujets tels que les armées et la vie de l’empereur. En dehors de ça, j’ai vu de nombreux autres films ; tous les péplums mêmes les gros navets américains et italiens qui sont vraiment ahurissants. Heureusement il y en a de très très bon. Un film comme Spartacus [4]de Kubrick est, pour ma part,un film, je ne vais pas dire fidèle mais respectueux.
BBH : il ne prend pas trop de liberté.
Ph.D. : Voilà. On aime ou on aime pas, mais je trouve que le film Gladiator [5] est intéressant pour la simple et bonne raison que l’émotion et la sensation de se retrouver à Rome sont intactes. Lorsque l’on voit ce film, on a presque l’impression de faire un voyage dans le temps et là, tu penses qu’à un moment donné, tu es l’intrus. Jean et moi, on ne veut pas du tout être catalogués historiens car nous ne le sommes pas. Certaines personnes sont bien spécialisées pour ça, voire très pointues. Ils épluchent les albums et remarquent tous les petits détails. Ainsi, les magistrats et toute l’aristocratie romaine ne portaient pas de tunique à manches courtes sous leur toge mais des tuniques à manches longues. Très bien, ces détails ont été remarqués dans le deuxième album, donc dans le troisième tome, tout doucement pour ne pas que cela soit trop flagrant, j’ai très légèrement allongé les manches. Je ne pouvais pas faire court puis long, ... il faut y aller doucement avec le public [Rires] . Mais bon, ça ce sont des petites anecdotes, des petits détails.
Ce qu’il faut faire ressentir au public, c’est l’émotion et l’authenticité ; ce qui ne veut pas dire nécessairement une véracité historique pointue. Comme je l’ai dit plus tôt, nous ne sommes pas des spécialistes de l’histoire.
BBH : Vous utilisez l’Histoire comme support à une fiction.
Ph.D. : Voilà tout à fait. Mais c’est vrai qu’il ne faut pas avoir d’anachronisme vraiment flagrant. On évite de mettre des conducteurs de chars avec des montres comme dans Ben Hur, c’est bien connu. Même dans le film Ben Hur [6], il y a une erreur triviale. Dans une scène, on voit le conducteur du char avec une montre. Là y’a un problème [Rires]. Il y a un autre film sur les spartiates où, pendant une scène de batailles, je ne sais pas ce que le producteur a fait, mais il y a un avion qui passe dans le ciel, génial ! [Rires]
BBH : Vous êtes vous déjà rendus à Rome ? En Italie ?
Ph.D. : Malheureusement non mais je compte bien y aller l’année prochaine pour y voir le Cirque [7], y voir le Palatin, euh ... Je me suis beaucoup documenté avec les photos mais il n’y a rien de tel que de se rendre sur place pour y voir la grandeur des constructions. Jean Dufaux y est allé de nombreuses fois, car c’est un de ses pays préférés, il m’a assuré que c’est incroyable ! Bien que l’on se trouve au milieu de ruines, le fait d’être au milieu de ces pierres est impressionnant. On sent toute cette grandeur, tout ce passé. Je dois absolument y aller. On peut le comparer aux Pyramides d’Égypte : être sur place est très puissant au niveau émotionnel.
BBH : Quels défis avez vous relevés avec la réalisation de Murena ?
Ph.D. : Quels défis ? Hum, je pense que l’on essaie de construire quelque chose de grand, dans le sens où on a envie que cela soit épique, que cela soit puissant, que les gens qui ouvrent les albums ressentent, je vais revenir sur ce mot qui pour moi est un mot-clé, un mot phare, que les gens ressentent une émotion très forte. Je pense que la bande dessinée, comme tout autre art visuel, est un art de séduction. On décrit quelque chose, ensuite cela nous échappe, cela ne nous appartient plus, c’est dans les mains du lecteur ; et le lecteur doit être séduit. Il y a quelque chose qui doit l’attirer. Il est attiré par la couverture, par le scénario. On essaie d’avoir une très belle couverture, une très belle histoire, que cela fasse un bloc important.
À la limite je me dis que, mis à part Jacques Martin[Jacques Martin est notamment l’auteur des bandes dessinées : Alix, Clark pilote d’essai, le Hibou gris, Jhen, Kéos, Lefranc, Loïs, Oeil de perdrix et Xan.] avec Alix[Personnage de l’antiquité (Gaulois élevé par des Romains) crée par J. Martin en 1948.], il y a eu très peu d’auteurs, je crois, ont touchés à l’antiquité. Comme nous le disons souvent avec Jean : faisons le bien et d’une manière différente. En plus, Jean est en pleine forme en ce moment et il a pondu un scénario terrible ! Pour ma part je pense que cela est l’un de ses meilleurs.
BBH : Avouez aussi, qu’au dessin vous vous défendez très bien ?
Ph.D. : Oui ... oui. J’ai plaisir à le faire car le scénario est là, je prends l’exemple de l’Étoile polaire[L’Étoile polaire aux éditions Le Lombard est une bande dessinée écrite par Luc Delisse et dessinée par Philippe Delaby.], le premier album, on va dire que je me suis relativement bien amusé mais ça c’est mal passé au cours de la réalisation du second album dans le sens où j’ai vu les dialogues partir ... euh ... c’était affolant ... on avait l’impression de lire un sitcom. J’ai voulu qu’on remanie tout ça mais le scénariste de l’époque ne voulait pas. Chacun était retranché dans son coin ; une collaboration ce n’est pas ça, il doit y avoir une osmose. C’est ce que j’ai avec Jean ; c’est vraiment une osmose, un partage, une union. On forme un couple. Je dis toujours que Jean est le Papa et moi je suis la maman car je mets autant de temps pour réaliser un album ... enfin plus que 9 mois [Rires]
BBH : Comment réagissez vous par rapport au succès de Murena ?
Ph.D. Bien, ce serait mentir de dire que cela ne me touche pas. Non, je suis très heureux que cela m’arrive après, j’allais dire autant d’années, mais cela fait quand même 17 ans que je suis dans le métier. J’ai commencé des histoires courtes dans le journal de Tintin. J’en ai fait un paquet comme c’est pas possible ! Au fait, ma toute première histoire (avec Yves Duval) s’appelait "la dernière sortie des gladiateurs". J’ai trouvé cela très amusant : "tiens c’est curieux, on dirait une boucle qui se referme". C’est un retour aux sources, c’était des trucs que je faisais depuis tout gamin, donc euh, cela me fait plaisir qu’il y ait un public grandissant qui s’intéresse pour cette période. Regarde, dans peu de temps, Alexandre va sortir sur le sol canadien. J’ ai vu la bande annonce dans l’ hôtel, c’est à tomber par terre ! Rien qu’à voir 5mn de bandes annonces, c’est ahurissant ! C’est un cinéma comme cela, un cinéma à grand spectacle, que l’on a envie de faire dans Murena. Ainsi, le second cycle va être plus spectaculaire tant au niveau des batailles, des combats dans l’arène, des courses de chars. Il y aura plusieurs scènes avec des courses de chevaux faites sur des planches à une seule case !

BBH : Vous travaillez sur un Raisin [9] ?
Ph.D. : Oui. Plus on travaille petit, plus cela prend de la minutie. Bon attention, étant donné mon tempérament info maniaque, je travaille souvent mais je vais quand même moins dans le détail. Donc je me dis que si je faisais une planche de 2m2, je ferai encore des petits personnages. Une planche, combien de temps ? Oh, bah 6 mois [Rires]. À un moment donné il faut se raisonner. On n’est pas dans la peinture, on n’est pas dans l’illustration pure, la bande dessinée est un mode d’expression. Bon, c’est vrai que j’arrive souvent à faire une illustration par case. Mais il faut mettre une limite. Là, j’ai quand même ma femme qui me dit de temps en temps « Bon là ça suffit ! Tu deviens fou ! T’as fait quoi, là ? T’as fait 3000 cheveux sur le perso ! Mais on s’en fou ! »
BBH : Elle vous ramène à la réalité.
Ph.D. : C’est vrai que j’ai cette tendance à la limite de la pathologie. Jean Dufaux m’en a parlé et m’a dit que cela est quelque part un peu dangereux car un dessinateur ne peut être trop perfectionniste. Il faut l’être mais pas trop. Y’a des moments, j’ai du mal à lâcher la planche. Bien qu’elle soit déjà terminée depuis un moment, je reviens dessus. J’espère que cela n’empire pas en vieillissant. Alors combien ? Bin, un album tous les 6 ans. Il faut penser aussi au public, il faut garder ces disponibilités et ce rendez-vous chez l’imprimeur. Je peux comprendre le lecteur. Un album se lit entre 20 et 35 mn, quand on a terminé, on veut la suite ...
BBH : En tous cas, nous on l’attend avec impatience !
Ph.D. : et nous on met 12 mois, 13 mois, 14 mois. On ne peut pas faire un album comme ça et je peux comprendre le lecteur qui dit « oui ». Y’a une façon différente de lire l’oeuvre. On peut le lire une première fois, le lire une deuxième fois et regarder un peu plus les dessins. C’est vrai qu’il ne faut pas exagérer dans le laps de temps entre chaque album.
Parlons un peu de La complainte des landes perdues [10] afin d’expliquer plus techniquement. La Complainte est un travail en couleurs directes. Qui dit couleurs directes, dit travail énorme au niveau de tout, je veux dire il faut faire toutes les couleurs sur un grand format. Murena, c’est différent, cela peut-être fait plus vide, paradoxalement même si les décors sont plus grands. C’est plus facile car j’ai une coloriste. Mon crayonné et mon encrage , cela fait 3 jours alors qu’une planche de la Complainte c’est entre 8 et 10 jours, c’est quand même une grosse différence. Mon côté maniaque n’est pas trop souligné sous Murena. Je suis minutieux mais pas maniaque. Par contre sur la complainte, je suis maniaque. Quand je traite la couleur, je deviens fou. Je veux attaquer l’hyperréalisme, les petites nervures dans la feuille [Rires].
BBH : Pourquoi avoir choisi de travailler en couleurs directes pour la réalisation de la Complainte des Landes Perdues ?
Ph.D. : En fait c’est un vieux fantasme. Je voulais faire cela depuis tout le temps. Quand j’étais plus jeune je faisais toujours de la peinture à l’huile, je reproduisais des peintres flamands, des peintres français comme Dominique Ingres qui ont fait du réalisme. Mon côté illustrateur a toujours été dominant dans la BD. Il me manquait quelque chose, c’était la couleur. Je faisais toujours appel à une coloriste. Au début, franchement, j’en ai bavé pour trouver une bonne coloriste. C’est vrai que même si on a une bonne coloriste, comme c’est le cas avec Aline, cela sera toujours une interprétation. Elle a sa propre perception de la couleur. Je sais que je suis un gars très chiant et casse pied quand on travaille avec moi car je suis exigeant. S’il y a un petit modelé ou un petit truc qui ne va pas, je vais demander de recommencer le boulot ; cela fait partie de moi. Lorsque je travaille en couleur directe, le problème ne se pose pas, le lien est direct entre le cerveau et la main. Lors d’un appel à une coloriste, c’est le cerveau qui parle à l’autre cerveau qui arrive seulement dans la main. Il y a tout un circuit qui change.
BBH : Il y a beaucoup d’auteur qui commencent à utiliser l’outil informatique, est ce que vous envisagez de réaliser certaines scènes, par exemple celles qui demandent trop de personnages, au moyen de l’outil informatique ?
Ph.D. : Utiliser l’ordinateur, hum. C’est vrai que cela pourrait aider, cela résoud quelques problèmes. Mais dans un premier temps il faut mettre tout en place et cela prend du temps pour les programmes. Mais, euh ... je suis trop partisan dans la vie. Je suis d’accord pour dire que l’ordi est un très bel outil, même pour dire très performant, qu’il peut aider beaucoup de gens. Je trouve que cela est remarquable. Mais je pense également que de trop gros renforts d’effets spéciaux et d’effets numériques, cela peut devenir lourd et que quelque chose se perd. Je pense que toute l’âme d’un film se perd. Pour ma part, je ne pense pas à l’utiliser, à moins qu’avec un revolver sur la tempe [Rires] je ne dis pas qu’il ne faille pas l’utiliser, je sais bien que pour les maquettes c’est très utile mais je ne me vois pas à un moment donné utiliser l’ordinateur parce qu’après on n’a plus de preuve, plus de chose palpable. Par exemple tous les dessinateurs qui travaillent avec un ordinateur ont quoi ? Des disquettes ? Moi, j’aime bien l’objet en tant que tel. Bien que l’on puisse lire des livres sur Internet, j’aime bien avoir un livre en main. À un moment donné on peut avoir envie, cela peut paraître rétrograde ou conservateur, de palper. Cela est plus concret. Mais je ne dis pas qu’Internet n’est pas intéressant, c’est très utile. Je pense que cela est complémentaire. On ne remplacera pas la main de l’homme dans son côté créateur pur. Malheureusement, moi je ne suis pas encore convaincu sur ce que pourrait m’apporter l’ordinateur. Il est possible à un moment donné que je l’utilise mais il me sera complémentaire.
BBH : Dernière question. Beaucoup de monde dit que la BD n’est pas une oeuvre éducative, Murena prouve le contraire. Les jeunes qui abordent Murena peuvent apprendre un peu sur la vie de Néron et la Rome antique. Ensuite, il peuvent consulter d’autres ouvrages plus détaillés sur la période.
Ph.D. : Bien sûr cela est un tremplin pour aller vers d’autres ouvrages utlra-spécialisés et extrémenent pointus mais dire que lire de la BD est inutile voire puérile, je ne suis pas d’accord. J’ai déjà eu des discussions assez houleuses avec des gens qui étaient anti-BD considérant cela comme inculte. Je ne suis pas d’accord, c’est complémentaire aux autres cultures. Ce n’est pas la culture de référence, mais c’est une culture parmi tant d’autres. Il ne faut pas la négliger. Je connais des écrivains qui lisent de la bande dessinée, des hommes politiques qui lisent de la BD ... euh ... y’a des gens qui préfèrent ne pas dire qu’ils lisent de la BD, qui lisent de la BD sous le manteau, c’est hallucinant ! Mais cela a tout de même tendance à changer maintenant. Y’a eu une période comme ça dans les années 70 où on considérait la BD pour les enfants ou les adultes attardés mais après cela est devenu plus adulte. Puis il y a eu cette crise des années 80 où il y a eu un trou, c’est remonté dans les années 90, mettons 2000, c’est plus pris au sérieux. En fait cela ne sert à rien de s’échiner à les convaincre, je préfère discuter avec des gens qui ont un esprit plus ouvert et qui ne catégorise pas tout de suite la BD de truc nul.
ART9 tient à remercier :
Philippe Delaby pour sa disponibilité et sa bonne humeur,
Aline Plante sans qui cette interview n’aurait pas eu lieu.
[1] Ce soir on soupe chez Pétrone, de Pierre Combescot chez Grasset
[2] Quo Vadis, film de Mervyn LeRoy avec Robert Taylor, Deborah Kerr, Leo Genn et Peter Ustinov dans les rôles principaux.
[3] I, Claudius, série britanique basée sur les livres de Robert Graves.
[4] Spartacus de Kubrick avec Kirk Douglas, Laurence Olivier et Jean Simmons dans les rôles principaux.
[5] Gladiator de Ridley Scott avec Russell Crowe et Joaquin Phoenix dans les rôles principaux.
[6] Ben Hur de William Wyler avec Charlton Heston et Jack Hawkins dans les rôles principaux.
[7] Le Cirque, appelé en Latin Circus Maximus, le plus grand cirque de Rome.
[8] Grzegorz Rosinki est notamment l’auteur de la Complainte des Landes Perdues (premier cycle), la Croisière fantastique, le Grand pouvoir du Chninkel, Hans, Thorgal et Western.
[9] Raisin (papier) : feuille de taille 50 x 65 cm.
[10] La Complainte des Landes Perdues, des éditions Dargaud, est une série écrite par Jean Dufaux. Elle est dessinée par Grzegorz Rosinski pour le premier cycle et par Philippe Delaby pour le second cycle.
Les textes sont la propriété exclusive de leurs auteurs.
Les images sont la propriété exclusive de leur éditeur et / ou de leurs auteurs.
Ce site est édité par ART 9 : Contactez-nous
ART 9 © 1997 - 2007