Un oeil sur la balance de la Justice et l’autre sur celle de sa salle de bain, cette flic de choc prouve que le sexe dit faible a du muscle.
Théâtre de ses enquêtes mouvementées et rocambolesques : le Chicago d’aujourd’hui. Rubine représente une femme libérée :
elle surveille continuellement son poids,
elle recherche désespérement l’amour.
J’avoue trouver que les auteurs apportent une vision un peu machiste de la femme mais ils réussissent aussi à créer un personnage au caractère fort. Ainsi Rubine reste une femme libérée issue de l’amérique profonde. Elle occupe un travail dur, vit aux côtés des truands et se comporte comme l’inspecteur Harry.
Chaque volume est une histoire en soi. Les personnages récurrents (comme sa collègue ou ses parents) ne sont présents que pour rappeler sa fragilité, son mensonge (sa mère pense qu’elle est décoratrice) et son incapacité (elle n’est toujours pas marié). Amusant et intéressant au début, cela peut lasser d’être répété à chaque volume. On a l’impression que sa venue à Chicago n’est qu’une fuite : elle fuit ses "obligations maritales", elle fuit la petite bourgade qu’est Beau Vallon, elle fuit sa mère.
Les scénarios passent en revue tous les classiques du policer : enlévement, chantage, vol. L’actualité y est bien exploitée et la série reste donc facile à lire. Les dessins collent bien aux scénarios, ils sont simples et ne font pas dans le détail. Ce n’est pas le but de ce style de BD. Certains reprochent cependant le manque de cohérence : Rubine peut changer trois fois de taille de cheveux sur quelques planches (courts, longs). Cela peut manquer de sérieux.
Pour conclure, je dirai que Rubine est une série policière facile à lire. Si on veut se détendre avec un peu d’action, il suffit de prendre un volume et voilà !
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