L’écrivain Augustin Morel est un homme fatigué qui vit dans le passé. Alors quand la réalisatrice Catherine Voralberg insiste pour l’emmener avec elle à Sainte-Catherine pour adapter son roman Marianne, l’histoire d’amour qu’il a vécu à l’époque du maquis, il finit par accepter. Et si le village et ses habitants sont tout d’abord ravis d’accueillir une équipe de cinéma, personne ne semble se souvenir d’Augustin Morel.
Le tournage avance et Augustin est de plus en plus déboussolé, assailli et submergé par un passé auquel il n’a jamais voulu se confronter, par fidélité et par peur. Un passé que ne souhaitent pas trop voir ressurgir certaines familles du village.
Et ce monument aux morts de la deuxième guerre mondiale qui se dresse là ; symbole de douleurs et de courage à la fois...
Tous les personnages ne se souviennent pas de la même chose. Il faut dire qu’en cette période trouble de notre histoire, les belles choses ont vite disparues sous le poids des horreurs. Alors ce n’est plus seulement Augustin qui voit son passé refluer à la surface, c’est chaque être de ce petit village, en apparence paisible, qui se fait rattraper par les démons du passé.
Au fur et à mesure que les pages du roman Marianne se tournent, le présent se façonne. Que s’est-il réellement passé ce soir d’août 1944, quand la vie d’un homme et d’un village a basculé pour toujours ? Pourquoi un inspecteur de police s’intéresse t’il de près à cette histoire ?
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