Dessins animés ? jeux vidéos ? animations Flash [1]... Non, assurément c’est de la bande dessinée. Regardez bien, il y a des cases, des bulles et même des onomatopées !
TBC utilise des lignes réduites à leur plus simple expression... Les cases sont sans détail, ni surcharge, simplement le strict nécessaire : silhouette, yeux, bouche. Nous sommes en plein dans la ligne claire. Rien de surprenant me direz-vous ?
La réponse n’est pas si évidente qu’elle ne le semble. Sa ligne claire se caractérise par un trait sûr, une épaisseur très marquée et une mise en couleur sans nuance. La palette est posée à vif, coupée au cuter avec un ton glacial, malgré les rouges bien présents. Ce style est bien connu dans les oeuvres Noir et Blanc mais s’avère finalement assez singulier sur les oeuvres en couleur.
Nous sommes ici en présence d’un récit de science-fiction avec des êtres « simili-dragons ». Cet univers tranche avec le style graphique choisi. Ceci est sûrement dû au manque d’habitude plus qu’au style en tant que tel. Car après tout, l’ambiance est bien là, la tension est envahissante, les personnages bien présents et vivants de leur propre souffle : tout est là.
Le scénario est simple et prenant. Le style narratif suit le rythme des dessins : minimaliste et suffisant. On se prend d’affection pour ce petit bout d’homme au destin incertain et on tremble à chacune de ses rencontres.
Certains détesteront, d’autres adoreront, mais à l’image de cet album, il ne risque pas d’y avoir de nuance ! Pour ma part, cet album m’a beaucoup plu et j’attends la suite avec impatience afin, je l’espère, de confirmer cet avis.
[1] Format d’animation couramment utiliser sur les sites Web.
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