Récit d’inspiration auto-biographique d’Edmond Baudoin, les « chroniques éphémères » présentent les passions de l’auteur : les voyages, l’amour et les femmes.
Déjà paru dans la revue Jade [1], cette bande dessinée peut-être considérée comme un recueil de petites histoires. L’auteur s’attardent sur quelques faits, quelques images, quelques situations de son passé. Simple, frais, on s’y reconnaît parfois et cela est plaisant. Constituée d’une suite de courts récits ou de portraits, on aime être initié en compagnie de l’auteur. Pourquoi éphémères ? Parce qu’elles ne sont que le reflet d’un souvenir, d’un instant, d’une époque.
Le trait de Baudoin est toujours aussi surprenant. Fusain, charbon, stylo, le noir et blanc est maîtrisé à la perfection. Le montage choisi pour cette bande dessinée est également intéressant. Les chroniques se suivent mais ne se ressemblent pas, la femme, l’amour et la liberté semblent en être le fil conducteur. Certaines chroniques sont séparés entre elles par des nus (hommes, femmes, femmes enfant). Ces nus, réalisés en quelques traits seulement (parfois incomplets) occupent le plus souvent un espace restreint d’une page blanche. Sans texte, ils n’en sont pas moins expressifs. Il se peut que certains n’aiment pas ce trait fouillé, trituré à plusieurs reprises pour rendre le volume et la profondeur souhaité par Baudoin. J’avoue aimé ce style peu courant.
Vous l’aurez compris, je suis tombé en amour de ce trait, ce dessin, cette approche de l’amour et de la femme présenté par Edmond Baudoin. Je vous le conseille.
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