Une farce dont le sujet principal est l’amour. Rumiko Takahashi nous crée une oeuvre sympathique et émouvante.
Le scénario de base de la maison Ikkoku ressemble à une pièce de théâtre où un jeune homme sans ambition rencontre des difficultés à déclarer son amour auprès de sa jeunes et belle concierge. Tant la timidité du jeune homme, la résistance de la jeune veuve que les interventions des intrus rendent cette farce touchante.
On prend pitié de M. Godaï lorsqu’il est persécuté par les différents occupants de la résidence et on maudit son manque de volonté, son absence d’ambition. Les vices des différents occupants de la résidence sont exagérés au possible mais permettent de rehausser leur folie, leur cruauté individuelle et collective.
Les nombreux rebondissements, quiproquos et double-jeux sont amusants à suivre. On attend avec avidité le déroulement du récit, on se demande quelle gaffe, quelle situation rocambolesque vont devoir affronter nos tourtereaux. Mais cette attente peut apparaître trop longue pour certain. On peut vouloir une fin (heureuse ou non), avoir un point final à cette comédie. Au cinquième volume, l’humour répétitif s’use et l’auteur le sait c’est pourquoi il essaie d’introduire de nouveaux personnages. Cet ajout est plus ou moins réussi. Les situations se répètent et peuvent lasser mais nous y trouvons encore de beaux coup de théâtre.
Le dessin de Rumiko Takahashi est essentiellement axé sur les personnages. Ils sont magnifiques d’ailleurs, la concierge tout particulièrement. De nombreux gros plans sont présents et les décors ne sont qu’un accessoire supportant la pièce. Les situations ont souvent lieu dans la résidence Ikkoku, au restaurant, au cours de tennis ou dans quelques autres lieux publics. La qualité du dessin s’évalue à l’expression des sentiments par quelques traits supplémentaires sur les différents visages.
Si vous n’avez pas peur d’attaquer une oeuvre assez longue, que vous aimé les contes « fleur bleue », je vous conseille la résidence Ikkoku. Dans le cas contraire, passez votre chemin, vous regretteriez.
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